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Le 11 Novembre 1942, afin de prévenir un débarquement Anglo-Américain sur les côtes Méditerranéennes, les Allemands envahissent la "Zone Libre" Française. C'est ainsi que le 27 Novembre, l'Armée d'Armistice du Maréchal Pétain est désarmée et dissoute.
Ayant impérieusement besoin de main d'oeuvre pour remplacer les travailleurs Allemands mobilisés, le IIIe Reich pousse le Gouvernenement de Vichy à instaurer le Service du Travail Obligatoire en Allemagne (STO). Le 23 Février 1943, trois classes d'âges sont déjà requises. Très vite de nombreux Français refusent de partir et se cachent dans le maquis. Beaucoup viennent en Savoie, pensant que les montagnes leur offriront un abri sûr. Les Mouvements Unis de Résistance (MUR) et le Front National s'efforcent de les regrouper dans des camps et de leur donner une formation militaire. Mais seule une minorité accepte de se battre.
En vue de harceler l'ennemi lors du débarquement attendu des Alliés, l'Armée Secrète (cellule de la résistance implantée en Haute-Savoie et créée par Vallette d'Osia, ancien Commandant du 27ème Bataillon de Chasseurs Alpins à Annecy) a besoin d'armes. Pour ce faire, une mission est envoyée de Londres, afin de prospecter la région pour y reconnaître d'éventuelles aires de parachutages. Parmi les six terrains examinés, c'est le Plateau des Glières qui est homologué. En effet, ce vaste alpage, situé à 1 400 mètres d'altitude au coeur du massif des Bornes est tout à fait indiqué pour recevoir des largages de matériel. Relativement isolé, il présente de grands pâturages assez plats, éloignés des hauts sommets. De plus, il est facilement repérable d'avion en raison de son alignement sur le lac d'Annecy.
Le 31 Janvier 1944, la Haute-Savoie est mise en état de siège par l'intendant de police Lelong. Le but est de réduire voire de neutraliser les réseaux de résistance du département. Tout individu porteur ou détenteur d'une arme encourt la peine de mort. Pourchassés par les forces de Vichy et difficilement ravitaillés, la majorité des maquisards de l'Armée Secrète montent au Plateau des Glières, en vue d'établir une base d'attaques contre les Allemands. Ils sont bientôt rejoints par d'autres résistants.
Assiégés, à partir du 13 Février, par des centaines de gardes mobiles, policiers et miliciens Français, les 450 maquisards des Glières, bien décidés à livrer un combat exemplaire, bravant le froid et la faim, réceptionnent encore trois parachutages, soit un peu plus de 300 conteneurs d'armes légères...
Après plusieurs attaques infructueuses des forces de Vichy contre les résistants, les Allemands décident, comme il était convenu dès le début de l'opération, de s'engager dans la bataille des Glières.
Le 12 Mars, deux jours après le troisième et dernier parachutage de matériel (près de 250 conteneurs), l'aviation Allemande, composée de trois Heinkel 111, commencent à bombarder des habitations. Plusieurs chalets sont touchés par la centaine de bombes de 50 kg larguées.
Dans l'espoir de se racheter aux yeux des Allemands, les GMR (Groupe Mobile de Réserve) et la Milice Française lançent à nouveau quelques assauts contre les maquisards, mais ceux-ci sont immédiatement sanctionnés par de cuisants échecs. Devant l'incompétence de ces unités, l'Allemagne décide d'employer la manière forte...
Le 23 Mars, trois bataillons d'Infanterie et deux bataillons de Police Allemande, accompagnés par de l'Artillerie (soit plus de 4 000 hommes réellement engagés) se concentrent en Haute-Savoie où se trouvent déjà environ 4 000 membres des forces de l'ordre Françaises dont la moitié encercle le Plateau des Glières.
Du 24 au 26 Mars 1944, sous le commandement de l'Oberst Schwehr, un groupement tactique de la 157.Reserve-Division de la Wehrmacht, réunissant trois bataillons de Chasseurs de Montagne - les célèbres Gebirgsjäger - (Abt.I./98, Abt.II./98 et Abt.II./99) du Reserve-Gebirgsjäger-Regiment.1, et notamment deux batteries du groupe d'Artillerie de Montagne (Res.Geb.Art.Abt.79) prend position autour du Plateau des Glières. Le plan d'attaque est arrêté...
- Le groupe de combat (effectif d'un bataillon avec éclaireurs-skieurs en tenue de montagne) Stöckel (Abt.I./98) attaquera à partir de Thuy en direction de Notre-Dame-des-Neiges et prendra contat avec le groupe Schneider au col des Glières;
- Le groupe Schneider (Abt.II./99) attaquera à partir d'Entremont en direction du col de la Buffaz, il prendra contact avec le groupe Stöckel au col des Glières et avec le groupe Geier vers Chez-la-Jode;
- Le groupe Geier (Abt.II./98) attaquera à partir du Petit-Bornand en direction de Monthiévret et prendra contact avec le groupe Schneider vers Chez-la-Jode.
Les opérations débuteront le 28 Mars à l'aube.
Le 25 Mars, l'Artillerie pilonne et détruit les habitations de Monthiévret. Le 26 Mars, l'aviation Allemande incendie les derniers chalets du plateau et mitraille les sous-bois.
Tandis que de nouvelles tentatives de la Milice Française sur le versant Nord-Ouest échouent, le Commandement Allemand lance deux Züge (Section) du bataillon Geier à l'attaque afin de tâter le dispositif de défense adverse aux deux extrémités du versant Est, le plus accessible du plateau. En début de matinée au Lavouillon, la première formation est repoussée par la section "Liberté Choisie" bien retranchée dans les rochers. En fin d'aprés-midi à Monthiévret, la seconde unité (environ cinquante hommes armés de quatre Machinengewehr MG34/42 et d'un 5-cm Leichte Granatwerfer 36) parvient à surprendre la section "Saint-Hubert" de flanc, et ce malgré la contre-attaque d'un groupe de la section "Jean-Carrier".
Apprenant que les Allemands ont ouvert une brêche, mais ignorant qu'ils sont redescendus, le Capitaine Anjot, commandant le bataillon des Glières, qui estime l'honneur sauf, ordonne l'exfiltration de ses hommes vers 22 heures. Le lendemain, les Gebirgsjäger qui ont capturés quelques maquisards, s'aperçoivent que les résistants tentent de s'échapper. Ils donnent aussitôt l'assaut général prévu pour le 28 Mars, mais trouvent un plateau évacué par ses défenseurs.
Commence alors une chasse à l'homme méthodiquement organisée. Traqués, dénoncés, de nombreux maquisards sont abattus ou capturés par la Wehrmacht ou la Milice Française.
Au final, il y aura environ 130 résistants de tués. Tués soit au combat, soit sous la torture, soit fusillés ou déportés. Les Allemands ne déploreront que la perte de quatre hommes.
Mais le sang des défenseurs du Plateau des Glières n'aura pas été versé en vain. En 1944, pour les combattants des Glières, qui ont affronté l'ennemi à visage découvert, il a racheté la mollesse et la soumission de la France...
Thomas, faisant parti d'une unité d'éclaireurs-skieurs du groupe de combat Schneider (Abt.II./99), a reçu pour mission de rechercher, capturer voire d'éliminer les maquisards qui tenteraient de s'échapper de l'encerclement Allemand.
Après la neutralisation du Plateau des Glières, cette formation part à la...chasse à l'homme...En effet, trois résistants ont été signalés dans leur secteur.
Etant positionné en altitude, et subissant des conditions climatiques particulièrement difficiles, notre Gebirgsjäger porte tout l'équipement standard du Chasseur de Montagne.
Arrivé sur une petite hauteur, Thomas a repéré les trois individus à quelques centaines de mètres de sa position. Immédiatement il alerte les hommes de son groupe en criant et en pointant les maquisards de son doigt.
Pour leur travail de traque, plusieurs Gebirgsjäger se sont armés du fusil Maüser kar 98k court, monté avec une lunette de précision. Autant dire que les trois fuyards risquent d'être neutralisés très rapidement...
Approfondir le sujet avec les sources documentaires:
http://alain.cerri.free.fr
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