Wolfgang RAEDER, Matrosengefreiter - U-124
LA BATAILLE DE L'ATLANTIQUE - Nouvelle campagne en mer... (Octobre 1941)
Réalisation, photos, descriptif et collection de Ladaboy (Collaboration de Mobilum) | [Juin 2009]

 
HISTORIQUE

Ca y est, c'est reparti pour une longue campagne en mer...
A peine parti, et c'était déjà le premier service de quart à effectuer dans le kiosque. L'ancienneté de Wolfgang au sein du U-Boot U-124 n'y avait rien changé. Mais au moins, et il le reconnaissait volontiers, tout l'équipage était sur le même pied d'égalité. Là-dessus le Kapitänleutnant (Lieutenant de Vaisseau) Wilhelm Schultz, le commandant du sous-marin Allemand, était intransigeant.
Cela faisait maintenant un peu plus d'un an que Wolfgang Raeder servait sur le U-Boot U-124, un sous-marin de type IXB, mis en service en Juin 1940 et affecté à la flotille 2U basée à Lorient en France.
Sa dernière mission à risque, qui avait failli tourner au drame, remontait à Août 1940. Le bâtiment Allemand, aux environs des îles Britanniques avait découvert le convoi Halifax 65A et avait attaqué en surface un destroyer par ses tubes arrières et au final avait endommagé un navire de la Royal Navy et détruit deux cargos marchands du convoi. Malheureusement, le U-124 avait été accroché par un autre destroyer de l'escorte, ce qui avait obligé le Kapitänleutnant Wilhelm Schultz à effectuer une plongée d'urgence. C'est à cet instant que Wolfgang avait connu ses pires moments...L'attente des explosions des grenades sous-marines...Et Dieu sait s'il y en avait eu !!!
Mais grâce à l'habilité et à l'ingéniosité du "Kaleunt" (Diminutif de Kapitänleutnant utilisé par les membres de l'équipage), le sous-marin avait réussi à s'échapper de la nasse qui se refermait sur lui.
Au final, il y avait eu quelques dégâts...Notamment au niveau des portes des tubes lance-torpilles !!!
Pour cette nouvelle campagne, comme d'habitude l'appareillage dans la base des sous-marins de Lorient s'était déroulé sans accroc majeur.
Il avait fallu tout d'abord charger les vivres pour huit semaines environ, puis les munitions des canons de 105 mm, de 37 mm et de 20 mm. L'essentiel de la place était occupé par les divers équipements qui représentaient environ seize tonnes empilées jusque dans les moindres recoins du bâtiment avec cependant deux impératifs: Un bon panachage de la nourriture pour des menus variés et une bonne répartitition du poids pour l'équilibre du sous-marin.
Ensuite, après le chargement du U-Boot, il avait fallu que chaque membre d'équipage se prépare à vivre une nouvelle aventure, longue et difficile...
En effet, les conditions de vie dans un U-Boot étaient terribles. Il fallait que les hommes luttent contre leur pire ennemi: L'ennui, ce qu'on appellait alors la "Maladie du fer blanc", un dégoût de vivre dans un bâtiment perçu parfois comme une boîte de conserve.
A l'extérieur, le danger était permanent. A ce titre, les sous-mariniers percevaient d'importantes primes, comme la prime des espaces confinés qui augmentait en fonction du grade et du nombre de jours en opération de guerre. La menace venait surtout du ciel que les Alliés maîtrisaient de mieux en mieux. La surveillance était ainsi capitale pour la survie du U-Boot. Quatre hommes se plaçaient dans la couronne de veille, chacun devant scruter durant quatre heures une zone de 90°. Capitale, cette fonction était aussi très dangereuse, notamment durant les tempêtes, qui se levaient parfois sans prévenir. On imagine aisément les quarts de surveillance en Mer Baltique, durant les six mois de nuit par -26°C.
Lorsque le sous-marinier voulait prendre quelque repos, celui-ci était difficile à cause du bruit permanent des moteurs diesel, des ventilateurs et du roulement du U-Boot par gros temps. Les hommes devaient en outre partager leur couchette avec un autre membre d'équipage d'un autre quart. C'était la technique de la "bannette chaude". Les quelques heures de sommeil étaient entrecoupées par les repas durant lesquels il fallait faire de la place en rabattant les couchettes.
Même lorsque le temps était plus clément, les conditions de vie étaient dures. L'humidité à l'intérieur était permanente et les odeurs devenaient très vite nauséabondes. Odeurs de gasoil mêlées aux odeurs de cuisine et à celle des membres d'équipage qui ne se lavaient que très rarement. Aller aux toilettes était en outre une véritable épreuve. Le sous-marin disposait de deux toilettes dont une servait d'abord de lieu de stockage pour la nourriture.
L'absence de jour et de nuit, la multiplication des quarts, le manque d'intimité faisaient très vite baisser le moral de l'équipage. Le Commandant devait alors multiplier les distractions.
D'un inconfort total, l'univers du sous-marin était également baigné par la peur, l'anxiété exacerbée. Certaines opérations terrifiaient littéralement les équipages et les Commandants, notamment les opérations d'approche des côtes durant lesquelles le U-Boot pouvait plonger entre 14 et 16 heures !!!
L'équipage devait travailler au ralenti dans une atmosphère viciée. Le problème de l'air était le plus important, surtout en plongée. Différentes substances (Ammoniac, nitrite) évoluaient en permanence dans le bâtiment...
Pour résumer, il fallait être sacrément endurci pour affronter tous ces désagréments. Ce qu'était le Matrosengefreiter Raeder...
Et aujourd'hui, soit le premier jour de campagne en mer, Wolfgang Raeder se retrouvait en service de quart avec trois de ses camarades, dans le kiosque du U-Boot U-124. Mais il n'allait pas se plaindre, car il était actuellement en train de contempler un splendide coucher de soleil sur l'Atlantique. Cette nouvelle campagne s'annoncait pour le mieux !!! D'autant plus que récemment le "Kaleunt" avait reçu la Croix de Chevalier de la Croix de Fer des mains de Karl Dönitz, Konteradmiral B.D.U. (Befehlshaber der U-Boote).
Comme tout sous-marinier Wolfgang est porteur d'une tenue en cuir ciré de teinte bleue. Etant de service sur le kiosque de l'U-124 il a mis son gilet de sauvetage petit modèle qui est solidement tenu par deux sanglons serrés dans des boucles. L'ensemble est en toile ocre jaune, les boudins enferment du Kapok, duvet végétal imputrescible et imperméable.
A noter que pour son service de quart, Wolfgang s'est équipé de jumelles de marine dont l'étui en cuir noirci a été passé en bandoulière. Les lunettes aux verres teintées rouges lui faciliteront la vision nocturne.
En hommage aux troupes de montagne Allemandes, sauveteurs héroïques de l’équipage du U-Boot U-64, commandé par ce même Wilhelm Schultz, et coulé lors d’une opération à Narvik, l’U-124 et l'ensemble de son équipage arborera durant toutes ses campagnes l’emblème des Gebirgsjäger: L’Edelweiss.

Approfondir le sujet avec les sources documentaires:

  • "Soldats Allemands de la Seconde Guerre Mondiale" de Jean de LAGARDE [Editions Histoire&Collections]
  • "Les hommes des U-Boote - La vie quotidienne à bord des sous-marins du IIIe Reich" de Jean DELIZE [Editions Histoire&Collections]
  • Axe&Alliés Hors-Série n°5 "U-Boote - Les loups gris d'Hitler" de Christophe PRIME [Editions Au Paladin]
  • DESCRIPTIF

    - Tête: TONY BARTON Loose
    - Figurine nue (Corps): DRAGON Loose
    - Brodequis bas en véritable cuir noir: DID Loose
    - Pantalon de cuir ciré: BATTLE GEAR TOYS Loose
    - Sous-pull feldgrau: DRAGON Boîte à rabiots
    - Veste en cuir ciré: IN THE PAST TOYS Boîte à rabiots
    - Gilet de sauvetage petit modèle: BLUE BOX TOYS Réf: Japanese Pilot 34332
    - Bonnet de police de la Kriegsmarine orné d'un Edelweiss (Dragon): BATTLE GEAR TOYS Réf: Bordmütze Dark Blue
    - Etui de transport en cuir des jumelles: NEWLINE MINIATURES Réf: Binoculars Case Black Leather
    - Jumelles 10x50: DRAGON Réf: Ernst KRUGER 70313 Scharführer, "Wiking" Stug Commander, Sturmgeschutz-Abteilung 5, Dnieper 1943

     

    COMMENTAIRES

    C'est en regardant un documentaire sur le blocus des îles Britanniques par la Kriegsmarine qu'a commencé à germer les contours du projet...
    Je me suis documenté, et c'est en feuilletant "Les soldats Allemands de la Seconde Guerre Mondiale" aux éditions Histoire&Collections que je suis tombé (P.17 de l'ouvrage) sur un sous-marinier Allemand s'apprêtant à prendre son quart de veille au kiosque d'un U-Boot. Ca y est, je tenais ma figurine !!!
    Après commande et réception de tous les articles nécessaires à la conception de Wolfgang RAEDER, je me suis attelé à la peinture de la tête et à l’habillage du personnage.
    Gilet de sauvetage bien en place, lunettes de vision nocturne parées, calot sur la tête, Edelweiss arrimé…Tout est prêt !
    Mais, il manque quelque chose…. ??? Ah…Le socle !
    J’opte pour un socle minimaliste: La grille de la cale du bateau pirate "Playmobil" de mon fiston fera office d’une partie du pont du kiosque. Une peinture gris "U-Boot" et le tour est joué…
    Wolfgang RAEDER est né et fin prêt à chasser du cargo à bord de son sous-marin…