|
|
|
Alertée dès le 6 Juin 1944, du débarquement Allié en Normandie, la 2.Panzer-Division, basée dans la région d'Amiens, reçoit l'ordre de mouvement vers ce nouveau front que le 9 Juin.
Sa mission est de contre-attaquer à la jonction des forces Alliées et de séparer les Anglais des Américains. Le Haut Commandement Allemand, sans s'en rendre compte, perd des jours précieux en retardant le départ de la division, et la maîtrise totale de l'espace aérien par l'aviation Alliée va encore freiner son arrivée sur le front.
S'il n'y a que 255 kilomètres à vol d'oiseau entre la région d'Amiens et le secteur à atteindre, un crochet par Paris est, cependant, nécessaire car tous les ponts en aval de la capitale ont été coupés. Aussi, avec une distance de 400 kilomètres à couvrir, les Panzergrenadiers n'arriveront que le 13, via Poix, Beauvais, Paris, Versailles, Dreux, l'Aigle et Argentan. Les chars et les éléments lourds, ne les rejoindront que cinq jours plus tard, soit le 18 Juin 1944 !!!
Le réseau ferroviaire Français particulièrement ciblé par les bombardements Alliés et les sabotages durant toute la bataille obligent les convois Allemands à emprunter le réseau routier. Mais emprunter la route pour de longues étapes n'est pas recommandé...
La contre-attaque ambitieuse initialement prévue est rapidement modifiée en fonction des circonstances et la division, outil puissant adapté à l'offensive, se voit confier la mission de rétablir une ligne de front cohérente.
Comme les autres divisions blindées présentes sur le front de Normandie à cette date, la 2.Panzer-Division est alors réduite à tenir la place des divisions d'Infanterie absentes de la zone des combats car elles attendent ailleurs un deuxième débarquement Allié. Au lieu de sa mission initiale de rupture du front Allié, la division est contrainte à une âpre lutte défensive contre les Américains sur son aile gauche et les Britanniques sur son aile droite.
Le 12 Juin, le poste de Commandement de la 2.Panzer-Division est au Sud de Briouze, il sera par la suite déplacé à Brémoy.
Sur le flanc gauche de la division se trouve la 3.Fallschirmjäger-Division, tandis qu'à sa droite est positionnée la célèbre Panzer-Lehr Division.
A cette même date on compte déjà 16 divisions Alliées (9 Américaines et 7 Anglo-Canadiennes) dans la tête de pont de la péninsule Normande, soit un effectif de près de 320 000 hommes et de 54 000 véhicules.
Le 13 Juin, en fin d'après-midi les unités Britanniques se replient après le triste épisode de Villers-Bocage, se regroupent et se réorganisent autour d'Amayé-sur-Seulles.
Le lendemain à l'aube, les Panzergrenadiers de la 2.Panzer-Division, aidés de plusieurs éléments de la Panzer-Lehr Division, lancent un assaut contre cette position...
Mais très vite, les Allemands vont se heurter à une solide défense Britannique. Après le désastre de Villers-Bocage, les hommes de la 7th Armoured Division sont bien décidés à faire payer le prix fort aux "fritz"...
Dès les premiers mètres de la progression, à travers les pâturages Normands, les Panzergrenadiers de la première vague d'assaut sont littéralement cloués au sol par les tirs précis des mitrailleuses ennemies idéalement placées. Seuls quelques éléments éparses parviennent aux abords immédiats de la localité. Mais dénués de tout soutien, ces hommes ne peuvent exploiter cette fragile percée.
La deuxième vague d'assaut, soutenue par quelques Sdkfz.251 armés de MG42, a plus de chance et réussit, sans trop de pertes, à s'infiltrer davantage dans le dispositif défensif Britannique. Malheureusement la situation va vite prendre une autre tournure.
En effet, les célèbres "Rats du désert" sont prêts à les accueillir...
Jürgen a réussi avec son groupe de combat à se faufiler dans une petite bourgade Normande proche d'Amayé-sur-Seulles. Ces Panzergrenadiers doivent s'emparer de plusieurs habitations à seulement quelques mètres de leur position. Mais les tirs ennemis se font de plus en plus précis et meutriers...Les rangs Allemands commencent à s'éclaircir dangereusement.
Après avoir pris d'énormes risques Jürgen, accompagné de deux autres Panzergrenadiers, s'approche enfin de la première maison. Immédiatement, chaque homme lance une grenade à manche par le soupirail de la cave. Les déflagrations résonnent sous le plancher, suivies d'un long silence. Les trois militaires pénètrent alors dans la maison. Soudain plusieurs coups de feu retentissent et les balles traversent le plancher. La seconde d'après deux fantassins Britanniques jaillissent de la cave et bondissent, baïonnette au canon, sur le premier Panzergrenadier avec l'intention de le tuer. Ce dernier croit que sa dernière heure est arrivée, mais Jürgen ayant entendu des bruits de pas, est plus prompt à réagir. De plusieurs coups de fusil, il tue les Britanniques dont les cadavres s'écroulent dans l'escalier de la cave.
La lutte pour la prise de ce village risque d'être longue, et particulièrement coûteuse en vies humaines...
Notre homme après avoir abattu les deux fantassins Britanniques observent avec prudence les escaliers sombres de la cave...La tension se lit sur son visage...
Dès l'aube, une légère bruine s'est mise à tomber. C'est pour cela que notre homme a revêtu sa zeltbahn 31 à camouflage éclats. A noter qu'il est, également, porteur d'un casque grillagé, mode très répandue durant la Campagne de Normandie.
L'équipement porté par notre Panzergrenadier est assez restreint. Le reste de son paquetage se trouve dans le Sdkfz.251 (Véhicule semi-chenillé - Transport de troupe). Il a préféré s'alléger au maximum, afin de privilégier une plus grande liberté dans ses mouvements pour l'attaque lancée sur Amayé-sur-Seulles.
Cependant, pour aider le binôme MG42 de son groupe de combat, Jürgen a récupéré une bande de munitions et un canon de rechange, glissé dans son étui de transport.
Il est armé du fusil semi-automatique Gewehr 43, calibré en 7,92mm. Arme d'épaule possédant une bonne cadence de tir.
Approfondir le sujet avec les sources documentaires:
Militaria n°203 "Juin 1944, la 2.Panzer-Division en Normandie" [Editions Histoire&Collections]
Magazine 39/45 n°243 "Ardennes 1944, Le Kampfgruppe Knittel à Stavelot - LAH - Combats et Massacres" [Editions Heimdal]
|