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C'est en Septembre 1944 qu'est créée la Brigade "Charlemagne" (Brigade qui se transformera en division), à partir des restes de la LVF (Légion des Volontaires Français), de la Sturmbrigade "Frankreich", et des miliciens Français. Cette nouvelle unité commandée par le SS-Brigadeführer Krukenberg compte dans ses rangs pas moins de 7 000 hommes. La division est composée de deux régiments d'Infanterie et de plusieurs unités divisionnaires, comme la compagnie d'état-major, de transmissions, du génie, sanitaire, etc...
Les trois mois d'entraînement intensif des nouvelles recrues se déroulent au camp de Wildflicken, près de Fulda.
Dès le 17 Février 1945, la division "Charlemagne" est envoyée en Poméranie, sans appui sérieux d'artillerie et sans équipements adéquats, afin de ralentir la progression de l'Armée Rouge sur Berlin. Le premier combat à Hammerstein, entre Stettin et Dantzig, est terrible, obligeant la division à se replier, sur plus de 80 kilomètres, en pleine tempête de neige. Bilan: 500 morts et plus de 1 000 disparus...En un seul engagement ! C'est ainsi qu'en Avril 1945 la division est recomplétée. Mais l'avance des "Ivans" continue irrémédiablement, causant de plus en plus de pertes aux forces du IIIe Reich et notamment à la "Charlemagne". Finalement, après une retraite particulièrement coûteuse en vies humaines, seuls 330 Français vont réussir à rejoindre Berlin...
Dans la capitale, ces quelques centaines d'hommes vont prendre leurs quartiers aux alentours du Reichssportfeld, lieu de résidence des Jeux Olympiques de 1936. Leur ultime mission est la protection de la Chancellerie dans laquelle le Führer a trouvé refuge. La lutte engagée contre les "Bolchéviques" s'annonce une nouvelle fois rude. Chaque jour la pression Soviétique s'amplifie. Bombardements aériens, tirs d'artillerie, avancée des troupes au sol. L'étau se resserre lentement. Bientôt les troupes à pied se livrent de terribles combats dans les ruines fumantes de Berlin. Les Français se battent rue après rue, maison après maison. Les assauts se terminant, dans la plupart des cas, dans de violents corps à corps. Sur la Hermannplatz, la "Charlemagne" tente, face à la progression des chars Soviétiques (T-34, IS-2, et autres KV-2), d'édifier des barricades de pavés...Fortifications dérisoires face à ces mastodontes d'acier.
Le 28 Avril, les restes de la division doit encore verrouiller, avec l'aide de la Volkssturm, la Wilhelmstrasse et la Friedrichstrasse, artères conduisant directement à la Chancellerie. Deux jours plus tard, ces hommes, coupés de tout et donc sans aucune information venant de l'extérieur, continuent à se battre ardemment, malgré le suicide de Hitler...
Durant la totalité de ces engagements, les Français causeront la perte de 62 blindés Soviétiques.
Finalement, au début du mois de Mai, les soldats de l'Armée Rouge réussissent à faire prisonniers les trente derniers survivants de la division "Charlemagne". C'est ainsi que le dernier carré de défenseurs du bunker de Hitler était composé de volontaires étrangers...Et parmi ces étrangers se trouvaient des Français...
Après un effroyable tir d'artillerie Soviétique, effectué par de nombreux Katyouchkas, les célèbres "Orgues de Staline", Hans sort d'une cave miraculeusement épargnée par ce bombardement. En arrivant à l'air libre, le SS-Rottenführer est stupéfait du spectacle de désolation qui s'offre à ses yeux. Le pâté de maisons dans lequel se trouvaient Hans et quatre autres Français de la "Charlemagne" n'est plus qu'un immense amas de décombres. C'est avec surprise que notre sous-officier découvre, dans toutes ces ruines, une bouteille de vin Français "Grand Cru" intact.
Notre homme a revêtu une vareuse feldgrau portant sur la manche gauche l'écusson tricolore Français caractéristique de la division "Charlemagne" et a passé un pantalon à camouflage petits pois version automne. A noter le port du ruban de la Croix du Combattant 1939-1940. Décoration reçue lors de la défense de la frontière Française durant le Blitzkrieg Allemand. Il est armé du fusil d'assaut Sturmgewehr MP44 (ou Stg 44) récemment distribué dans l'Armée Allemande.
Approfondir le sujet avec les sources documentaires:
"La division Charlemagne - Sur le front de l'Est 1944-1945" de Jean MABIRE [Editions Grancher]
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- Figurine nue: /
- Brodequins bas en cuir marron: NEWLINE MINIATURES Réf: German Lace-Up Ankle Boots with Cloth Gaiters w/Buckles
- Guêtres en tissu: NEWLINE MINIATURES Réf: German Lace-Up Ankle Boots with Cloth Gaiters w/Buckles
- Pantalon SS camo Automne à petits pois: DRAGON Réf: Aldo HOLGER 70220 Panzergrenadier, Totenkopf Panzergrenadier, Panzergrenadier-Regiment "THULE", Hungary 1945
- Veste feldgrau: DRAGON Loose
- Chemise: DRAGON Loose
- Ceinturon en cuir de la Waffen-SS: DRAGON Réf: Aldo HOLGER 70220
- Porte-chargeurs en tissu pour Sturmgewehr MP44: DRAGON Réf: Aldo HOLGER 70220
- Sac à pain Tan: DRAGON Réf: Marcus SCHAPER 70352 Oberleutnant, Fallschirmjäger Officer, Kampfgruppe Schmalz, Sicily 1943
- Gourde floquée: DRAGON Réf: Manfred HECHT 70319 Oberleutnant, Wehrmacht Artillery Officer, Artillerie-Regiment.4, France 1940
- Baïonnette et son étui de transport: DRAGON Loose
- Brelâge de combat lourd en cuir: DRAGON Boîte à rabiots
- Feldmütze: /
- Bouteille de vin: DRAGON Réf: Siegfried GROSCHKE 70410 Hauptfeldwebel, Luftwaffe Hauptwachmeister, Stalag Luft IV, Pomerania 1944
- Fusil d'assaut Sturmgewehr MP44: DRAGON Réf: Aldo HOLGER 70220
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Pour la création de cette figurine, mon inspiration est directement tirée de la revue "Militaria" (n°119 - Juin 1995).
Après une habituelle peinture du visage et des mains avec des peintures à l'huile, je me suis décidé à réaliser la patine, également, à l'aide de ces peintures (marque "Windsor & Newton").
Pour cela je réalise dans les ombres un jus à base d'essence F et les teintes suivantes: Terre d'ombre naturelle, gris de payne, terre d'ombre brûlée, brun rouge, et sur les parties en relief terre de sienne naturelle (genoux, coudes,...).
Au fur et à mesure, je mets de plus en plus de peinture.
Une fois sec, je réalise le brossage des plis, avec de l'ocre jaune et du blanc.
Pour les chaussures je conserve l'utilisation des pastels pour la poussière.
Le ruban de décoration, sur sa poche gauche de poitrine, est la Croix du Combattant 1939-1940.
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