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C'est durant la nuit du 15 au 16 Décembre 1944, une longue et froide nuit d'hiver, que les hommes des unités d'assaut et les véhicules blindés vont gagner leurs positions de départ dans les forêts des Ardennes.
A 05h30 un ordre tombe à la radio: "Vorwats !".
"En avant !" Un cri si nouveau qu'il semble incroyable. Enfin les Allemands reprennent l'offensive à l'Ouest.
Quelques 250 000 soldats du IIIe Reich, sont jetés dans la bataille, soit un total de 32 divisions. En face, se trouve moins de 5 divisions Américaines, persuadées de tenir un secteur calme.
En quelques secondes, le front large d'une cinquantaine de kilomètres va s'embraser sous les tirs de plus de 2 000 canons brusquement déchaînés. Trois armées Allemandes attaquent...
Au Sud, la 7.Armee de Brandenberger qui doit maintenir le contact avec le front de Moselle, au Centre, la 5. Panzerarmee de Manteuffel qui doit franchir la Meuse entre Fumay et Namur et au Nord, la 6.SS-Panzerarmee de Sepp Dietrich qui a reçu pour objectif la ville de Liège. Ensuite ce sera la ruée vers Anvers. Sur tout le front, l'offensive débute dans une ambiance d'une incroyable exaltation. Tous les officiers de la Wehrmacht comme de la Waffen-SS semblent fous d'une joie sauvage à l'idée de conduire à nouveau leurs hommes à l'attaque.
Les véhicules, dissimulés sous les sapins couverts de neige, peuvent enfin mettre en marche leurs moteurs. Lentement les blindés se mettent en route. Les chenilles des panzers arrachent sous leurs patins la neige et la terre du pays ennemi. C'est soudain l'ivresse de la Blitzkrieg...
Malheureusement, la motorisation nuit à la mobilité. Les interminables colonnes de blindés ne peuvent se déployer correctement. En effet, il n'existe pas plus de cinq mauvaises routes pour faire progresser toute la 6.SS-Panzerarmee. Les véhicules s'entassent sur les routes: Camions d'infanterie, chars "Tigre" et "Panther", tracteurs d'artillerie, canons d'assaut, tous doivent suivre les sentiers des forêts.
Quand un véhicule tombe en panne, et avec cette infâme essence synthétique et ce matériel à bout de souffle, les pannes sont constantes, alors toute la colonne doit s'arrêter sans pouvoir doubler. Les hommes doivent pousser ces épaves, afin de libérer au mieux la route. Certains abandonnent même leurs véhicules et poursuivent la route à pied, engoncés dans les épais vêtements d'hiver et chargés d'un paquetage de combat allégé.
En ce jour du 16 Décembre 1944, il fait un temps épouvantable. Les Waffen-SS attaquent au milieu d'une véritable tourmente. Toute l'offensive va se dérouler sous un ciel bas. Wilhelm et sa section ont été accroché dans une petite localité Belge par deux chars M5A1 Stuart Américains. Sans aucun élément d'infanterie d'accompagnement, les deux blindés ont très vite été neutralisés. Les panzerfaust n'ont eu aucune pitié. Les équipages ont bien tenté de s'extraire des véhicules en proie aux flammes, mais ils sont tombés sous les balles des Panzergrenadiers.
Après le combat, notre SS-Rottenführer a récupéré, sur le corps d'un des tankistes Américain, un trophée de guerre...Un révolver Smith&Wesson. Il revêt la tenue camouflée M.44 version automne à petits pois, et est porteur du nouveau fusil d'assaut Sturmgewehr MP44. A noter que notre homme a accroché sa Croix de Fer de 1ère Classe à la boutonnière de sa poche de poitrine gauche...Coquetterie peu courante pour un soldat au front. Les unités de propagande Allemandes ne sont peut-être pas très loin...
Approfondir le sujet avec les sources documentaires:
"Les panzers de la Garde Noire" de Jean MABIRE [Editions Presse de la Cité]
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